Archives octobre 2008
Trois mois après le triomphe de Boston contre L.A lors des Finals, c'est l'heure de la reprise en NBA. Top Ten, duels en haute altitude, hurlements frénétiques de George Eddy et autres réjouissances du même genre vont donc faire leur retour dans nos habitudes pour les huit mois à venir. Le championnat sera ouvert que jamais cette saison, et les Français pourraient bien se tailler la part belle. Sur dix Frenchies (sans compter Michael Gelabale, blessé et donc sans contrat), six peuvent prétendre à une place de titulaire ou en tout cas à jouer une vingtaine de minute par match. Une bonne nouvelle pour les fans de l'hexagone ! Parmi eux on retrouve Tony Parker, superstar outre-Atlantique et homme de base de San Antonio. Un joueur d'avenir dans un effectif vieillissant. TP peut-il devenir LE franchise-player des Spurs après la retraite de Duncan ?
En fait, seuls trois Français et demi sont, ou seront en difficulté : Alexis Ajinça, Yakhouba Diawara et les deux blessés du début de saison, Ian Mahinmi et Ronny Turiaf. Le «demi» c'est Turiaf, qui devrait tout de même parvenir à montrer qu'il mérite du temps de jeu une fois sur pieds. Coté stars, on retrouvera avec un plaisir non dissimulé les membres du Redeem Team de Pékin. Avec les pluies de shoots du meilleur joueur de la planète depuis His Airness, Kobe Bryant, les drives flashies de Dwyane Wade ou encore les dunks dévastateurs du fils spirituel de Shaq, Dwight Howard, on ne va pas s'ennuyer, c'est sûr. Manu Ginobili va quant à lui nous manquer, c'est certain. Avec une redite de la finale de l'an dernier en guise de conclusion ? C'est ce que toute l'Amérique espère déjà, avec une victoire finale des Lakers pronostiquée par tous les observateurs ou presque. Utah, Houston, Phoenix, New-Orleans, Dallas, Detroit ou encore Cleveland feront tout pour que les Bookies s'arrachent les cheveux...
En tout cas, ce qu'a fait Thomas Fanara c'est exceptionnel car ce n'est jamais facile de revenir de blessure dans des conditions de course comme aujourd'hui. Il a fait son extra-terrestre car c'était vraiment exigeant. Ça nous permet de lancer la saison correctement avec également les perfs de JB Grange (3e de la deuxième manche) et 5 gars dans les 30 au final. Maintenant on va repartir au boulot car il en y a encore ! Là on reste encore 2 jours en Autriche pour s'entraîner en slalom et on partira ensuite aux Championnats de France indoor à Amnéville. Ce sera une bonne préparation pour Levi, le premier slalom de la saison qui aura lieu le 16 novembre prochain... Ca y est, la saison de ski est partie et elle a commencé en Autriche (sur le glacier de Sölden) ce week-end. La fin du mois d'octobre, c'est peut être un peu tôt pour se remettre à fond dans le cirque blanc. Mais c'est tellement excitant de pouvoir recommencer les coupes du Monde après 6 mois d'entraînement intensif.
Pour moi, c'était un baptême. Solden, c'est toujours une course particulière car elle se déroule sur un glacier, à plus de 3000 mètres d'altitude; physiquement, c'est donc plus difficile, et la neige est différente de ce que nous pouvons avoir pendant l'hiver. Pour ma 2ème coupe du Monde en géant, je partais avec le dossard 64. L'objectif dans cette discipline était pour moi de me qualifier pour la 2ème manche, c'est à dire terminer parmi les 30 premières filles. Et je l'ai fait!!! Je termine 26ème de la 1ère manche, après avoir descendu la course avec un ski calme mais engagé. C'est une très belle surprise pour moi et que du bonheur. Au final, je termine 27ème (j'ai fait quelques erreurs lors de ma 2ème manche), Marion Bertrand est 12ème, Ingrid Jacquemod est 24ème.
Les autres françaises ne se sont pas qualifiées pour la seconde manche mais je suis sûre que ça se passera mieux au prochain géant (à Aspen, Etats Unis). Tessa Worley n'a pas eu de chance avec un de ses skis qui a été contrôlé (il était plus haut que la norme autorisée) et a été disqualifiée alors qu'elle était 17ème de la 1ère manche. Dur à digérer mais l'erreur est humaine. Les Français ont fait une belle course ce dimanche, c'est de bonne augure pour la suite de la saison... Merci pour votre soutien, continuez à nous suivre et à très bientôt !

Habile communiquant, Max Guazzini n'a pas hésité à allumer les Toulousains pour donner plus de résonance à l'affrontement à venir : «Comme nous nous en doutions, Toulouse vient avec la grosse équipe, à l'exception possible de Byron Kelleher. Comme d'habitude, au dernier moment, des blessés annoncés vont être guéris miraculeusement. Ce sera donc un très gros match, Toulouse ne fera pas l'impasse. Chaque fois qu'ils nous rencontrent, les Toulousains ont besoin de faire parler d'eux et de faire leur cinéma. Leur volonté est de nuire à la promotion de ce grand événement au Stade de France.»
Le président parisien n'a qu'une cible : Guy Novès, qu'il accuse d'attiser le mystère sur ses compositions d'équipe à chacune des confrontations entre les Stades : «Jamais je n'ai fait une chose pareille mais je vais donner au président Guazzini l'occasion de justifier son propos : la composition de notre équipe pour samedi sera donnée une heure avant le coup d'envoi !» Quelques bonnes doses de mauvaise foi qui nous laissent espérer un savoureux duel. Mais sur la pelouse cette fois...
Maintenant, derrière cette première interprétation, une seconde est possible. Et si, après l'avoir soutenu, les joueurs avaient décidé de lâcher Domenech ? Ou plus carrément, est-ce que tout simplement ils ne se foutent pas de son avenir ? A cet égard, la réponse de Karim Benzema recèle des trésors inavoués. «Nous, les joueurs, on pense au match. Le sélectionneur, on le soutient encore mais l'essentiel est la Roumanie. On doit faire abstraction du reste.» En gras, les mots qui invitent à se poser la question de savoir si les joueurs ne tiennent pas, dans cette affaire, une position ambiguë. Surtout ce «encore» qui marque presque une lassitude. Alors bien sûr, le Lyonnais peut tout à fait avoir prononcé ses termes sans en mesurer l'exacte portée. Mais peut-être pas... Toujours est-il que Mireille Dumas peut préparer avec l'équipe de France une émission spéciale de Bas les masques car très franchement, depuis la défaite en Autriche, on ne sait plus très bien qui croire...
«Grâce aux améliorations mises en place (augmentation spectaculaire du nombre des contrôles, en particulier hors compétition, et introduction du passeport biologique), les coureurs sont soumis aujourd'hui à une surveillance nettement renforcée par rapport au passé». Voilà l'argument massue qu'a trouvé l'UCI pour renier ses règlements et permettre au sieur Lance Armstrong d'accomplir ses désirs lors du prochain Tour Down Under (Tour d'Australie).
C'est marrant, il y a à peine quelques semaines, le cher Pat McQuaid avait affirmé coûte que coûte que les règlements seraient respectés, à savoir que l'Américain serait privé de désert (australien bien sûr).
Cette nouvelle génuflexion devant le Texan (contrôle positif antidaté en 1999, rapport Vrijman en 2005) tombe mal pour l'UCI. Après des longues années d'omerta complice, certaines personnes n'hésitent plus à sortir le porte-voix pour contester la réelle efficacité de l'instance internationale dans la lutte antidopage. En cause, le passeport biologique. Ce carnet de santé novateur, unanimement salué à l'automne dernier, garantissait des courses propres, sans tricheur. Dix mois après sa mise en place, le fameux passeport se révèle d'une inefficacité confondante. Invité à Stade 2 dimanche dernier, le président de l'AFLD Pierre Bordry a fait savoir le fond de sa pensée. «Comment se fait-il que M. Ricco soit passé au travers ? Mais il n'y a pas que Ricco, il y a aussi Beltran... Alors qu'est ce qui se passe ? Est-ce que les scientifiques nous ont raconté des histoires en nous disant que le passeport sanguin était la panacée ? Je suis très inquiet parce que ce n'est pas clair». L'UCI rétorque de son côté que le passeport n'en est qu'à ses balbutiements, qu'il faut se montrer patient, passer par plusieurs étapes, que la première année n'était qu'un test...
En attendant, Pierre Bordry, la nouvelle star de la lutte antidopage, n'a eu besoin que de trois semaines, et des différents contrôles effectués sur le Tour de France, pour débusquer des tentatives d'autotransfusions sanguines que seul le passeport biologique permet aujourd'hui de repérer. L'AFLD ne s'arrête pas là puisqu'elle annonce prochainement la mise au point de la première méthode de détection de cette pratique (se réinjecter son propre sang) jusqu'ici indécelable. Dommage pour l'UCI et ses intérêts, des gens sont prêts à faire son boulot...
Cela fait seulement trois semaines que Lance Armstrong a annoncé son retour dans le peloton et déjà l'Américain commence à faire parler de lui. Son style n'a pas changé. L'air de rien, l'air de ne pas y toucher, il continue d'agacer par un ton et des propos volontairement provocateurs. Et s'étonne ensuite qu'on ne l'aime pas. En France du moins. Ces derniers jours, il vient ainsi de refuser de laisser l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) procéder à de nouvelles analyses sur ses échantillons prélevés
en 1999 (ceux dont L'Equipe affirmait qu'ils contenaient de l'EPO). L'occasion était pourtant belle pour le Texan de prouver sa probité, lui qui a clamé sa volonté d'être transparent sur son suivi médical lors de l'annonce de son retour ! Quelques jours plus tard, à peine en poste à la présidence d'ASO, Jean-Etienne Amaury ne pouvait s'empêcher d'avouer qu'«on ne peut pas dire qu'il n'embarrasse pas le Tour de France puisqu'il a avec lui une histoire assez compliquée.»
Un embarras compréhensible quand on sait que le vainqueur du Tour 2006, Floyd Landis, a été déclassé pour dopage, que Michael Rasmussen avait été exclu du Tour 2007 alors qu'il portait le Maillot Jaune ou encore qu'Alexandre Vinokourov a également été pris par la patrouille sur les routes de la Grande Boucle. Et pourtant, Lance Armstrong ne comprend pas cet embarras. «J'ai gagné le Tour sept années consécutives et je n'ai jamais été convaincu de dopage malgré sept ans d'intense surveillance. Nous avons gagné de manière propre et honnête. En plus, selon les chiffres, il n'y a jamais eu autant d'audience télé, de couverture de médias dans le monde entier, de spectateurs le long de la route, et de parraineurs. Je ne vois donc pas où est l'embarras des organisateurs du Tour !», a-t-il déclaré samedi depuis Los Angeles. Quelqu'un veut-il se dévouer pour lui expliquer ? Ou faudra-t-il attendre de voir l'accueil qui lui sera réservé sur les routes de France en juillet prochain ?
Au temps, ancestral aujourd'hui, du minitel, un conseil aurait pu être prodigué aux dirigeants des clubs français engagés en Coupe UEFA : taper 3615 qui n'en veut de mon match. Car là où la Ligue des Champions rayonne entre TF1 et les chaînes du groupe Canal +, sa petite sœur, elle, a toutes les peines du monde à attirer les regards. Ainsi, pour qui voulait suivre le 1er tour des clubs hexagonaux, il fallait se munir d'un bon programme TV et de bons yeux pour s'y retrouver sur les différentes chaînes de la TNT. Et malheur à celui qui ne connait ni d'Eve ni d'Adam les canaux de W9, Direct 8 ou RTL 9. Ou plus simplement, malheur à celui qui en est resté à ses six chaînes hertziennes. Pour essayer de rentabiliser, vaille que vaille, leur participation à cette Coupe UEFA, les clubs français en sont en effet réduits à se tourner vers le... «moins mal offrant». En l'occurrence, Canal + Events qui s'est offert tous les matches à domicile du quatuor Nancy-Rennes-Paris SG-Saint-Etienne. La somme déboursée ? Entre 30 000 et 120 000 euros selon le tour. Et comme nos représentants n'ont plus guère l'habitude d'y faire de vieux os, autant dire que seul le premier chiffre est vraiment d'actualité. Inutile donc de comparer avec l'appel d'offre sur la Ligue 1...
Pour vous éviter tout mal de crâne impromptu, nous éviterons aussi de vous préciser que ce qui est valable pour les clubs français l'est aussi pour leurs homologues étrangers. A savoir que chacun gère ses droits à domicile, d'où une vaste impression d'immense cacophonie. Ce jeudi, concrètement, cela donne l'ASSE-Tel Aviv sur Sport +, PSG-Kayserispor sur Canal + Sport, Twente-Rennes sur Eurosport et Motherwell-Nancy chez le petit nouveau, RTL 9. Vous suivez toujours ? Non. On vous pardonne volontiers. Seuls gagnants de ce capharnaüm, les chaines elles-mêmes, qui en profitent pour s'immiscer sur un créneau longtemps monopolisé par Canal +. Ainsi, W9, avec le match aller entre Kayserispor et le Paris SG, a réalisé sa meilleure audience avec 836 000 téléspectateurs. Un score qui fait le bonheur des dirigeants de la chaîne, mais qui en dit surtout beaucoup plus long sur la perte d'intérêt de cette compétition...
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MrLaulo on Tout le monde dit I Loeb you : Bravo pour l'exercice de style ![...]