Archives novembre 2010
Le beau parcours des Français à Bercy n'est pas forcément un hasard. On pourrait presque dire qu'il était programmé, Jean-François Caujolle, le directeur du tournoi ayant passé commande à Gerflor, leader mondial des revêtements pour les sports indoors et qui équipe le POPB depuis 1991, d'un court ultra-rapide. Le même que celui qui avait été utilisé par les Bleus en quarts et en demi-finales de Coupe Davis, à Clermont-Ferrand et Lyon, contre l'Espagne et l'Argentine. «Par rapport au medium-fast (Ndlr : utilisé notamment à Toulon au premier tour), la fédération nous a demandé de faire une surface plus rapide, susceptible de désavantager les adversaires», nous a confié Claire Point, responsable des produits sport de Gerflor.
Pendant Roland Garros, la FFT avait installé au Centre National d'Entraînement cinq courts recouvert de la fameuse résine de Gerflor. Les joueurs de l'équipe de France avaient ainsi pu tester la surface et donner leur avis. Conçu initialement pour mettre à profit les qualités de Jo-Wilfried Tsonga, alors leader des Bleus, l'affaire aurait pu tourner au fiasco avec la blessure du Manceau. Il n'en a rien été, Michaël Llodra se révélant irrésistible. Sa présence en demi-finales à Bercy n'a rien d'illogique, les courts parisiens favorisant clairement les attaquants. «Ça peut être pénalisant pour certains joueurs mais nous répondons juste à une contrainte technique, à une demande (...) Peut-être que Federer va être un peu favorisé, mais on a aussi Llodra, qui nous a fait tout à l'heure des commentaires élogieux sur la surface et qui nous a dit que si ça pouvait être encore plus rapide, il serait preneur», ajoute Claire Point.
Fernando Verdasco n'avait donc pas forcément tort quand il disait que le court avait été fait pour favoriser les Français. Guy Forget, qui nous avons croisé dans les coulisses n'est pas forcément d'accord. «C'est une surface rapide qui permet surtout aux attaquants de s'exprimer. Elle n'avantage pas forcément les Français. Peut-être plus Federer à la rigueur.» Hasard ou coïncidence, le Suisse, qui n'a jamais vraiment brillé à Bercy, semble avoir de grandes chances de gagner le titre cette saison.
Le Masters 1000 de Bercy a commencé dimanche. «Vous êtes-sûr ?», pourrait répondre l'abonné lambda de Canal+, diffuseur de l'épreuve. Depuis plusieurs jours en effet, la chaîne cryptée nous fait croire que le tournoi débute ce lundi. Sur ses antennes peut-être...
Faute de place dans sa grille des programmes d'un week-end sportif chargé, Canal+ a effectivement préféré zappé le tennis. Du coup, on peut se demander si «la 4» n'a pas mis son grain de sel dans la programmation des matches du dimanche. Les deux affiches du premier tour, opposant Florent Serra à Albert Montanes et Ernests Gulbis à Juan Ignacio Chela, pouvaient facilement passer pour de simples matches de qualifications !

Et ne croyez pas que le Clasico PSG-OM, qui a cristallisé toutes les attentions, soit responsable de l'omission volontaire du groupe Canal. La saison dernière, le sunday start n'avait pas connu plus de succès, malgré la programmation de ce qui devait être le dernier match en carrière de Fabrice Santoro (qui a ensuite remis le couvert à l'Open d'Australie). Et c'est dans un quasi anonymat télévisuel que le Varois avait pris sa retraite. Une bévue que Canal+ ne voulait pas revoir ?
Pas forcément. D'après nos informations, le premier match initialement prévu dimanche devait mettre aux prises Arnaud Clément à Feliciano Lopez, mais l'Aixois, qui ne voulait pas jouer avant lundi, et l'Espagnol, retardé pour raisons familiales (son père serait très malade), ont eu gain de cause. Du reste, Canal+ a perdu de son influence puisque c'est la dernière année qu'il diffuse le tournoi et l'ensemble des Masters 1000, Orange ayant récupéré l'offre globale.
Une question demeure : est-il encore légitime de débuter le tournoi le dimanche ? Economiquement ? Pas sûr, vu que cette première journée est réservée aux clients de BNP Paribas, sponsor principal du tournoi (les retombées en termes d'images sont difficilement mesurables). Journalistiquement ? Encore moins. Il suffisait de voir la salle de presse, à peine remplie au quart pour s'en convaincre. Il est vrai que dans le même temps, la finale du tournoi de Bâle opposait Roger Federer à Novak Djokovic...
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ilcondotiere on Tout le monde dit I Loeb you : Excellent papier ![...]
Le gaulois on Tout le monde dit I Loeb you : Comparer Loeb et la pucelle ? et pourquoi pas avec Vercingétorix pendant qu'on y[...]
MrLaulo on Tout le monde dit I Loeb you : Bravo pour l'exercice de style ![...]