Récemment par Emmanuel Quintin
La sprinteuse la plus médaillée en Championnats du Monde ou Jeux Olympiques de l'histoire de l'athlétisme voit donc son compteur rester bloqué à 28 depuis sa première médaille décrochée aux JO de Moscou en... 1980 (20 médailles aux Mondiaux indoor et plein air confondus, dont six titres, huit aux JO mais jamais en or !).
Qu'importe, Merlene Ottey ne court aujourd'hui que pour le plaisir. «Si je voulais des médailles, je courrais en vétérans. Aujourd'hui, je suis contente d'être là, même si j'aimerais être en meilleure forme, et je cours pour le plaisir», assure celle qui est tout de même devenue l'athlète la plus âgée de l'histoire à participer aux Championnats d'Europe devant la marathonienne française Nicole Brakebusch-Leveque, qui avait disputé le marathon de Budapest en 1998 à l'âge de 47 ans. Ottey repart donc peut-être de Barcelone sans médaille mais avec un nouveau record.
Triste sortie pour Ladji Doucouré vendredi soir en demi-finales du 110 m haies des Championnats d'Europe. Après un bon départ, le champion du monde 2005, complètement à l'extérieur, se fait accrocher par l'Espagnol Jackson Quiñonez. Une fois, deux fois, trois fois... Puis une quatrième. Enervé, Doucouré l'accroche à son tour, volontairement, avouera-t-il. A l'arrivée, éliminés tous les deux, les deux hommes s'échangent quelques amabilités. Frustré de se faire sortir devant son public, Quiñonez accuse le Français de lui avoir gâché sa course. «Tu m'as touché, tu as tué ma course, ferme ta bouche !», lui dit-il en substance. Le ton monte et c'est un Ladji Doucouré très énervé qui débarque en zone mixte. Garfield Darien tente de le calmer mais a du mal à y parvenir. «Qu'est-ce qu'il raconte, il est fou ! Il m'accroche, il finit derrière moi et en plus il dit que c'est moi qui lui fait rater sa finale !», s'emporte-t-il.
Quiñonez, lui, reconnaît avoir été à deux doigts d'en venir aux mains avec le Français. L'Espagnol livre une version un peu différente, expliquant que c'est Doucouré qui l'accrochait et non l'inverse et indiquant qu'il avait eu le même problème lors des Championnats d'Europe en salle de Turin en 2009. «C'est un athlète phénoménal, je ne sais pas pourquoi il a fait ça. J'étais très motivé de courir devant mon public, cet incident me fait mal», regrettait Quiñonez. «Je n'avais vraiment pas besoin de ça», déplorait pour sa part le Français. Une querelle de cour d'école (la question étant de savoir qui a commencé à toucher l'autre) pour une élimination en demi-finales des Championnats d'Europe, le champion du monde 2005 n'avait, c'est sûr, vraiment pas besoin de ça au cœur d'une année déjà gâchée par les blessures...
Le jeune Tricolore a pu se rendre compte de l'engouement qu'il commence à susciter mardi soir après son premier tour du 100 m. 10''19 sur la piste, près de trois quarts d'heure en zone mixte où l'attendaient, en plus des médias français, la BBC, la RAI, la télévision espagnole... Au grand dam des attachés de presse de la Fédération française, qui essayaient de lui dire de se dépêcher, et, reconnaissons-le, de beaucoup de journalistes français qui l'attendaient impatiemment, Christophe Lemaitre prenait le temps de s'arrêter à chaque sollicitation. Et avec le sourire en plus. Un véritable marathon médiatique qui pourrait bien s'allonger encore ce mercredi soir en cas de bonne performance en finale du 100 m. N'est-ce pas ce que l'on appelle la rançon de la gloire ?
Certes, ils n'ont pas la dimension de Jeux Olympiques ou de Championnats du Monde. Il n'empêche que les Championnats d'Europe de Barcelone n'en restent pas moins un événement sportif incontournable pour les athlètes. Avant les premières foulées, mardi matin au Stade Olympique, quelques chiffres pour vous en convaincre :
1370 : Le nombre d'athlètes qui prendront part à ces 20es Championnats d'Europe (761 hommes et 609 femmes).
50 : Les 50 fédérations membres de l'Aassociation Européenne d'Athlétisme (EAA) seront représentées lors de cette semaine de compétition. C'est la première fois que cela arrive en 20 éditions.
109 : La délégation la plus nombreuse est sans surprise
47 : Le nombre de titres qui seront décernés durant les six jours de compétition.
600 : Plus de 600 journalistes de presse écrite couvriront l'événement, ainsi que 212 photographes et plus de 1620 personnel de télévision (journalistes et techniciens confondus), dont environ 600 pour la seule TVE, chaîne espagnole qui diffuse la compétition.
3741: Le nombre de volontaires qui oeuvreront durant la semaine pour que la compétition se déroule sans accroc.
La page Raymond Domenech est définitivement tournée. Et alors que Laurent Blanc tenait sa première conférence de presse de sélectionneur national ce mardi, personne ne va regretter son prédécesseur. Ce serait plutôt : «Raymond est parti, bon débarras !»
Signe de cette impatience à voir une nouvelle ère s'ouvrir, il y avait foule ce mardi matin au siège de la FFF pour l'intronisation officielle de Blanc à la tête des Bleus. Autant pour l'entendre parler du passé, et de la désastreuse campagne sud-africaine, que de ses projets pour l'équipe de France. Pour le passé, le Président, très nerveux au début, a fait simple : «il n'a pas d'avenir», a-t-il clamé, se contentant d'évoquer sa tristesse devant les événements «inqualifiables» survenus à Knysna.

Pour ceux qui attendaient de le voir sur le registre de la recherche des coupables, il faudra repasser. L'ancien coach bordelais est resté assez évasif, indiquant ne pas avoir le pouvoir, ni la volonté («je ne suis pas le Père Fouettard !») de sanctionner qui que ce soit tout en regrettant d'hériter d'un «noyau de joueurs pas plus gros qu'un pépin de melon.» En résumé, personne n'est officiellement exclu, comme le réclamait Lilan Thuram, mais personne n'est sûr de sa place dans le car tricolore. Pour le savoir, comme pour connaître l'identité de jeu de l'équipe, proche de celle qu'il a mise en place à Bordeaux, ou la façon de fonctionner de Laurent Blanc, il faudra attendre le premier rassemblement en Norvège pour un match amical de rentrée qui sera très attendu en plein mois d'août.
Le seul changement que l'on a pu déjà noter, c'est que la France a désormais un sélectionneur qui ne joue pas au plus malin avec les journalistes (ce qui ne l'empêche pas de répondre à côté de la question quand ça l'arrange) et qui parle football ! Si, si, qui parle football... «Je vais construire une équipe qui maîtrisera ses matches, imposera sa façon de jouer, et ne subira pas», promet-il. Des mots simples mais qui en disent plus sur sa vision du football que Raymond Domenech en six ans. Et ça, ça fait déjà un bien fou !
Plus qu'une session dimanche après-midi et les XIIIes Championnats du Monde seront terminés. Dans la salle de presse, l'heure est au bilan et les 1500 journalistes accrédités pour ces Mondiaux s'affairent. Dehors, le public profite encore de la boutique officielle pour acheter des produits dérivés. De toute la semaine, le magasin n'a pas désempli, faisant face à l'afflux des 200 000 spectateurs attendus et des milliers d'autres simplement venus se balader dans le village entourant les enceintes sportives.
L'occasion de faire un point sur les principaux chiffres de ces Mondiaux
5 : en euros, le prix du billet le moins cher pour une journée
90 : en euros, le prix du billet le plus cher pour une journée
1500 : le nombre de journalistes accrédités pour couvrir l'événement
2900 : le nombre de nageurs engagés dans les compétitions (soit environ 750 de plus qu'en 2007 à Melbourne)
200 000 : le nombre de spectateurs attendus
40 000 000 : en euros, le budget de l'épreuve
Les juges lui disent que la course partira alors sans lui s'il n'est pas prêt. Immédiatement, David Dunford, Cullen Jones, Amaury Leveaux, Stefan Nystrand, Duje Draganja, Konrad Czerniak et Graeme Moore prennent fait et cause pour lui. «Pas question de courir sans lui. Il a gagné le droit de nager en se qualifiant en séries», expliquent-ils en substance. Résultat : Bovel a le temps d'aller chercher et d'enfiler une combinaison. La demi-finale débute avec quelques minutes de retard et le Trinidadien boucle sa course en 21''65. Un temps similaire à celui du Hongrois Krisztian Takacs, ce qui oblige les deux hommes à disputer un barrage. Et là, Bovell claque le meilleur chrono de la journée (21''20) pour décrocher sa place en finale ! Cullen Jones, Amaury Leveaux, Stefan Nystrand et Duje Draganja pourraient alors regretter leur bonté d'âme s'il leur souffle une médaille ce samedi soir...
Commentaires récents
ilcondotiere on Tout le monde dit I Loeb you : Excellent papier ![...]
Le gaulois on Tout le monde dit I Loeb you : Comparer Loeb et la pucelle ? et pourquoi pas avec Vercingétorix pendant qu'on y[...]
MrLaulo on Tout le monde dit I Loeb you : Bravo pour l'exercice de style ![...]
cloberval on Kombouaré : la grande gueule se fait couper le micro: Kombouaré me plait beaucoup par son honnêteté sa conviction et aussi parce qu'il[...]
Bibi le chat on Nikola Karabatic, Dieu du Stade : Vas-y je savait même pas il était pour Marseille! Sale b... ![...]
MOCHEN on Mathieu Valbuena, ce héros culbuto: Tres tres bon reportage !!!![...]
Centres de Sport Saint-Etienne on «Le match de ma vie !»: Ce fut un magnifique match encore une fois, espérons en effet qu'on aura de plus[...]
Centres de Sport Saint-Etienne on «J'ai testé le beach tennis»: Rien de mieux pour s'amuser durant l'été en profitant du soleil... A essayer[...]
chat on «J'ai testé le beach tennis»: Jamais testé mais ca a l'air trippant entre potes[...]