Récemment dans la catégorie Euro 2008

  C'est la nouvelle du jour: "Raymond" a fait son mea culpa. "Raymond"? Oui, "Raymond"... Le "Raymond" dont toute la France parle depuis deux mois. Le copain d'Estelle, celui qui est resté sélectionneur de l'équipe de France après la déroute de l'Euro. Bon, il paraît qu'il a reconnu l'échec. Sur TF1, dans les colonnes du journal "L'Equipe", il semblerait que "Raymond" ait fait acte de repentance, en tout cas, c'est l'écho que me renvoyaient mes radios du matin, toutes antennes confondues.

 Bref, arrivé à mon bureau à Europe 1 sport afin d'y préparer mon émission "Langues de Sport", je me rue sur "L'Equipe" afin de me délecter de la contrition de "Raymond". Je lis une fois, deux fois, encore une troisième, stylo en main, soulignant, annotant, cherchant la phrase clé, et au bout de vingt minutes, l'évidence s'impose: de mea culpa, point. Juste un grand moment de narcisssisme où comme d'hab "Raymond" se contemple le nombril et le trouve très beau.

raymond_domenechnombril.jpg  Direction le site de TF1. Re-visionnage du reportage de TF1 consacré à "Raymond". Et là, rebelote. De mea culpa point. Juste une phrase sur le fait "qu'on peut parler d'échec", emblématique des "Raymonderies" qui polluent l'espace médiatique depuis des mois. "On peut parler d'échec", cela signifie qu'on pourrait tout aussi bien estimer qu'il n'y en a pas. "On peut parler d'échec" revient à estimer que "Raymond" ne partage pas obligatoirement ce jugement. "On peut parler d'échec", c'est nier tout caractère objectif et absolu au fiasco de l'Euro, bref, c'est se moquer du monde.

 On pourrait relever également dans l'entretien de "L'Equipe" toutes les "Raymonderies" du même tonneau. Il nous faudrait 185 pages pour disséquer tout cela. Passons et allons droit au but: "Raymond" reste le seul patron de l'équipe de France, il n'a pas changé, il se moque bien de Boghossian, des journalistes, du public, de tous ceux qui ne "connaissent rien au football", selon ses propres termes. Lui, il est tel qu'en lui même; c'est lui qui le dit. Au moins, on ne pourra pas se plaindre de ne pas avoir été prévenu. Nous n'aurons que nos yeux pour pleurer après l'élimination de l'équipe de France lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010, parce que ça, on y va tout droit avec "Raymond" qui ne change pas. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

  Il existe des joueurs qui portent en eux leur propre malédiction. Des joueurs à qui les dieux du football ont accordé le talent, la grâce, la beauté et qui, en dépit de ces dons finissent dans les ténèbres de l'histoire de ce jeu incomparable. La France a engendré bon nombre de ces héros maudits. Didier Six, José Touré, David Ginola, Reynald Pedros, Patrice Loko, Nicolas Anelka, joueurs d'un soir, joueurs d'un espoir et qui à l'arrivée ont fait si peu compte tenu de leur potentiel initial.

  Hatem Ben Arfa paraît aujourd'hui promis au même destin. Joueur de lumière, créateur à éclipses, auteur à succès d'estime et qui, jusqu'à aujourd'hui, a alterné le meilleur et le pire.

 

benarfa.jpgBen Arfa a quitté Lyon pour Marseille, un club qui lui ressemble. Y réussira-t-il? C'est bien là toute la question. On imagine mal le jeune homme qu'il est (et qui a failli en venir aux mains avec Squillaci et Coupet à l'OL) ne pas faire jaser sur la Canebière. On sent chez Ben Arfa una fragilité, une faiblesse, un manque d'assurance qui laisse augurer d'un échec probable. Souvenez-vous de sa dernière apparition en équipe de France, assez exemplaire de sa personnalité. Ce soir là, contre le Paraguay, à quelques jours de l'Euro, alors qu'il devait encore gagner sa place, Ben Arfa a tout raté, absolument tout. Mauvaises passes; mauvais contrôles, mauvais centres, mauvais positionnement, il ne nous a rien épargné. Grand était son désir d'en mettre plein la vue à Domenech, à ses coéquipiers, aux journalistes, au public, aux téléspectateurs; petit, au point d'en être dérisoire, fut le bilan final.

  Ainsi est fait Ben Arfa. Joueur en or doté d'une psychologie de porcelaine. A l'imaginer face au public du Vélodrome, exigeant, trop exigeant; injuste, trop injuste, on ne peut que prévoir un fiasco sans nom. Ce public en attend déjà trop de sa nouvelle recrue, et ce faisant, il va le pousser dans ces mauvais travers. On pressent déjà la mise en route du processus infernal qui va désintégrer le jeune Ben Arfa. Et en écrivant ces lignes, on ne souhaite qu'une seule chose: être démenti dans les mois qui viennent et se tromper lourdement.

instant20080515-000000-418x279-028.jpg  Parmi les citations célèbres figure celle-ci: "Il faut que tout change pour que rien ne change". Elle est signée de Lampedusa dans "Le Guépard". Nos amis du Conseil fédéral de la FFF ont décidé de se l'approprier pour l'inverser. Le maintien de Domenech, c'est un peu: "Il faut ne faut rien changer pour que tout change". Qui peut croire à une fable pareille? Qui peut croire qu'un homme comme Raymond Domenech va accepter de se plier de bonne grâce aux diktats des comités théodule, adjoints, clubs France, conseillers en com et autres professeurs de maintien qu'on va lui adjoindre de force avec son plein gré apparent?

  Cette issue prévisible (et largement prévue) est accablante. Accablante pour un homme qui n'a visiblement aucun sens de l'honneur, accablante pour un président Escalettes apeuré à l'idée de perdre le contrôle du cours des événements, accablante pour un Conseil fédéral sourd aux échos du monde, accablante pour le football français enfin, qui offre à la France et aux Français le risible masque du conservatisme le plus frileux et le plus ringard qui soit.

  Domenech a cepandant de la chance. Le groupe qualificatif de la France pour la Coupe du monde 2010 (en théorie) n'est pas le plus difficile qui soit... je dis bien "en théorie"... Car vu l'état de l'équipe de France au sortir de cet Euro 2008, le pire est à craindre, même face à des équipes comme la Roumanie, la Serbie ou l'Autriche... L'équipe de France avec Domenech et ses multiples garde fous ressemble à un avion à moteur sans hélice, c'est là qu'est l'os, hélas...

Tout juste rentré de la finale de l'Euro, notre consultant de la Blog Team, Bernard Lama a tiré un bilan positif de cette compétition malgré la déception du parcours de l'équipe de France. Euro : Bernard Lama fait le bilan - Sport24
Euro : Bernard Lama fait le bilan - Sport24

2008-06-29T215001Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRSP-FOOTBALL-EURO-ESPAGNE-TORRES-20080629.jpg  Que me restera-t-il en mémoire de cet Euro? Voilà la question la plus difficile qui soit. Déjà pas de match de légende à priori... Pas de choc style France-Portugal 84 ou France-Italie 2000... Quelques belles rencontres certes, plus qu'à l'accoutumée dans ce genre de compétitions, mais pas de ces batailles qui marquent l'inconscient collectif mondial ou européen pour les siècles à venir. Il y a bien eu les Exploits turcs, mais pour être honnête, ça ne vaut pas un ticket d'entrée dans la légende du foot. A croire que plus jamais on ne reverra un tournoi aussi incroyable que la Coupe du monde 70 en son temps, forte à elle seule de quatre matchs éternels (pour les plus jeunes:Angleterre-Brésil, Allemagne-Angleterre, Italie-Allemagne, Italie-Brésil, rien que ça...).

 Donc, la question initiale est: que restera-t-il de cet Euro dans ma mémoire? Que j'ai, dès vendredi, prévu sur ce blog que Torres serait l'homme-clé de la finale? Sympa oui, mais un peu immodeste... Le penalty arrêté par Buffon face à la Roumanie? Grand moment, mais la sortie de l'Italie en 1/4 de finale ôte à cet exploit sa portée légendaire... Le parcours allemand? Bof et re-bof...La Russie et Arshavin? Les deux raclées subies face à l'Espagne, ça le fait moyen... Le fiasco portugais? amusant mais un peu court... La France? Rires...

  Bon, passé ce petit tour d'horizon, on se dit qu'il restera l'Espagne. Reine d'un jour sans doute, mais reine pour toujours de cet Euro 2008 qu'elle aura dominé sans faiblir. Si mes souvenirs sont bons, Casillas aura eu trois ou quatre arrêts véritables à accomplir tout au long de cette marche triomphale vers le titres suprême européen. C'est impressionnant quand on y pense. Et sur les trois rencontres à élimination directe, il a plongé une fois, une seule sur un tir qui l'a vraiment mis en danger. C'était contre les Russes, à trois minutes de la fin, alors que son équipe menait déjà trois à zéro. C'est dire...

  Alors tant pis, de cet Euro, il me restera l'image de Fernando Torrès et des ses cheveux au vent courant tout à sa joie d'avoir battu Lehmann en finale... Et le pire, c'est que si Villa avait joué, Torrès se serait effacé afin de jouer pour son petit camarade afin de faire valoir ses talents de remiseur, tout ça pour dire que cette blessure de Villa a bien fait les choses puisqu'elle a permis au meilleur des Espagnols (avec mention à Casillas) d'entrer dans la légende du football. La mienne en tout cas, et c'est déjà ça.

Ca y est, au bout d’une longue aventure de 26 jours depuis mon départ de Paris, le grand jour est arrivé. On va enfin savoir qui succédera à la Grèce. Comme je vous l’avais confié précédemment, j’avais pronostiqué une finale France-Allemagne. Las, les Bleus n’ont pas été au rendez-vous de mes promesses et seule l’éternelle Mannschaft sera bien présente sur la pelouse du Ernst-Happel Stadion. Maintenant, cela ne gâche en rien mon plaisir d’assister à un dernier acte particulièrement excitant sur le papier entre Allemands et Espagnols. Une affiche dont il est difficile de ressortir un vrai favori, incontestable. Pour ma part, je mettrais bien une pièce sur la Furia Roja qui, je pense, le mérite plus. Mais la vérité d’une finale n’est que rarement celle de tout un tournoi…

Dutch Fans.jpgEt puis, alors que l’heure du retour vers Paris approche, elle s’accompagne d’une petite nostalgie. Juste le temps de se replonger sur ces 26 jours ô combien remplis d’images. Pêle-mêle, que me restera-t-il de cet Euro ? La vague Orange qui a déferlé sur Bâle comme je n’avais encore jamais vu cela, le goût de la fondue fribourgeoise, la tristesse et la dignité de Petr Cech devant la presse, l’incroyable parcours de cette folle équipe turque, la sympathie et la chaleur humaine suisse, la franchise de Patrice Evra, l’ennui infini ressenti au long de France-Roumanie, le superbe festival russe face aux Pays-Bas, l’humour à froid de Guus Hiddink, l’humour à chaud de Raymond Domenech, le charme des Paccots, la désillusion face à l’Italie… Autant de petits ou grands évènements qui me resteront longtemps en mémoire. Avant, évidemment, la grande finale de ce soir…

casillas.jpgAllez, revenons y encore une fois. A quelques heures de la finale de cet Euro 2008, petit focus (comme on dit de nos jours) sur les deux clés du match de ce soir : Casillas-Lehmann.

  Ce duel à distance des deux gardiens, espagnol et allemand, n’est pas sans rappeler celui qui opposa Buffon et Barthez en finale de la Coupe du monde 2006. D’un côté un gardien au sommet de son art, impressionnant, bondissant, explosif et surtout décisif dans les grands moments. En 2006, c’était le cas de Buffon. De l’autre, un gardien sur le déclin, approximatif, moins bondissant, moins explosif, et surtout moins décisif et qui a cessé d’être cet ultime rempart qui sauve en dernier recours les situations les plus compromises, ça, c'était Barthez.

 Ah ! L’arrêt de Buffon sur la tête de Zidane dans les prolongations de la finale de Berlin, je ne m’en suis toujours pas remis ! Et cette andouille de Barthez, feignasse comme pas deux depuis des années qui finira par avouer qu’il n’avait pas révisé les techniques de tirs des Italiens en cas de tirs aux buts ! Quel scandale !

  Donc, nous y voilà. Iker Casillas est (avec Buffon) l’un des deux meilleurs spécialistes du monde à son poste. Depuis l’âge de dix-huit ans, il s’est imposé dans les buts du Real Madrid et de l’équipe nationale. Il n’a jamais cessé de progresser. Dans cet Euro, il n’a pas encaissé un but en quatre rencontres disputées, et la victoire finale dans les tirs aux buts contre l’Italie lui revient de droit. Ce soir, MM. Ballack, Podolski et autres Klose ne vont pas se retrouver face à un quelconque Rustu ou Ricardo (deux rigolos bien sympathiques toujours prêts à commettre « the gaffe at the right moment ») mais à un monstre.

  LehmannFingerR_468x302.jpg  Face à ce Casillas là, Lehmann apparaît bien faible. Nerveux, colérique, physiquement à la ramasse, cet Euro est pour lui, à titre personnel, une sorte de cauchemar et la confirmation des causes qui ont amené Arsène Wenger à se passer de ses services dans les buts d’Arsenal cette saison. Six buts encaissés en cinq matchs, voilà la statistique qui tue. Et on n’accablera pas davantage le portier allemand en rappelant qu’il est loin d’être exempté de toute responsabilité sur les deux buts turcs de la demi finale.

  Conclusion, ça me fait bien rire quand j’entends tous nos grands spécialistes qui en sont déjà à célébrer la victoire de l’Allemagne. Comment peut-on remporter un Euro avec une tanche congelée dans les buts ?

"Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que la 1ère demi-finale de cet Euro 2008 entre l’Allemagne et la Turquie a été vraiment super. Un match accompli avec tout ce qu’il faut : du jeu, de la technique et de l’intensité émotionnelle. Un bon match avec tous les ingrédients pour sortir du stade heureux. D’ailleurs, il y avait une bonne atmosphère sur et en dehors du terrain. On est resté dans le football. J’étais parmi les supporters avant et après le match. Aucun souci. Les Allemands n’en rajoutaient pas trop après leur victoire. Tout le monde est resté digne. L’Allemagne démontre sa capacité à être présente dans les grands rendez-vous. Parmi les favoris, c’est le seul pays, avec l’Espagne, à être là jusqu’au bout. Prenez les Russes. Ils ont joué leur finale contre les Pays Bas. L’équipe est jeune. Ce groupe n’avait pas les ressources mentales pour élever son niveau. Il a perdu avant de jouer. Sa petite star, Arshavin, a trop parlé avant. Il en a trop fait au lieu de rester concentré sur son match. Dans cette 2e demi-finale, l’Espagne était trop sûre de son football. Elle confirme son statut de favori en étant là à l’heure. Avec des hommes clés : Casillas assure derrière, Puyol règne en maître, Senna ratisse tout et bonifie les ballons, Iniesta et Xavi sont habitués au haut niveau, Villa a explosé et Torrès reste un poison pour la défense… La finale reste, pour moi, indécise. J’ai envie de voir arriver l’Espagne au bout de son projet de jeu mais… l’Allemagne n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est favorite. Les Allemands ont su s’élever au niveau des Portugais dans le jeu. Leur puissance physique s’exprime très bien dans le jeu sans ballon. Si ils ont du mal à faire le jeu face à une équipe regroupée, l’Allemagne est redoutable en contre attaque. Et sur coups de pieds arrêtés. L’opposition de style est donc très intéressante. Ce sera une belle finale, je crois, car les deux nations jouent. Elles aiment aller de l’avant !"

    541797001torres.jpg    Il n'y a pas que les gardiens de but dans la vie (du foot), il ya aussi les avants centres. Et qui peut nier que Fernando Torres tout au long de cet Euro a démontré un peu plus encore combien il était enthousiasmant à voir jouer. Ce joueur est une sorte de monstre de Frankenstein du buteur. Il est capable de marquer des buts foireux dans toutes les positions façon Gerd Muller (pour les plus jeunes cf lien en bas de page), il est doté d'une technique à la Johann Cruyff (idem pour les plus jeunes, cf lien en bas de page), il est aussi élégant qu'un Roberto Boninsegna (là encore voir en bas) et pour finir il est aussi efficace que Ralf Edstroem (en bas toujours). Bref, c'est un chasseur de buts comme on les aime. Un "renard des surfaces", "un goleador", un "bomber" et tout ce que vous voudrez. Il est même assez étonnant de voir Aragones le sortir de l'équipe lors de chaque rencontre de l'équipe d'Espagne, aux alentours de l'heure de jeu.

 

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  Torres se distingue dans cette équipe espagnole. D'abord, il est blond, ce qui est assez rare chez les Ibères. Ensuite, il donne le sentiment d'être là sans y être. Je m'explique. Quand on le regarde évoluer sur le pelouse, on a l'impression qu'il est ailleurs, pas vraiment concerné par les événements. On le voit souvent errer, surtout lorsque son équipe est dominée, aux abords du rond central, les bras ballants, préoccupé de la seule bonne tenue du bandeau qui retient ses cheveux azurs. Il est comme coupé du monde, tout juste s'il se préoccupe des actions sur le terrain. Détaché. Absent. J'ai même la convction que cette attitude contribue à endormir les arrières adverses. Pourquoi se méfier d'un avant à l'air ahuri? Le contraste est étonnant si l'on compare alors cette relative absence à la présence qu'il manifeste dès que la ballon se retrouve dans la surface de but adverse. Songez à ce tir effectué de dos, presque à genoux qui plus est, dans les premières minutes du match contre les Russes hier. Seul un réflexe d'Akinfeev a permis d'éviter le but. j'aime ces numéros 9 là, qui allient intelligence, technique, abnégation et roublardise. Leur seul but dans la vie, c'est dans marquer. C'est pour cette seule et unique raison que dimanche, je souhaite la victoire de l'Espagne, parce que Torres le mérite, lui. Et puis, dans cet Euro, il n'a marqué qu'un but pour le moment, et vu les performances de Jens Lehmann,(c'est vrai Cédric, z'avez bien raison), tout est possible.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gerd_M%C3%BCller

http://fr.wikipedia.org/wiki/Johan_Cruyff

http://fr.wikipedia.org/wiki/Roberto_Boninsegna

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ralf_Edstr%C3%B6m

http://www.sport24.com/football/euro-2008/groupe-d/nations-groupe-d/espagne/fernando-jose-torres-sanz/

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Oui, M. Gary Lineker, réjouissez-vous, «le football est toujours un sport qui se joue à 11 et où les Allemands gagnent à la fin». La Mannschaft en a fait une nouvelle démonstration en demi-finales de cet Euro, face à la Turquie, au terme d’une prestation ô combien décevante. Oui, mais voilà, le propre des très grandes équipes est de savoir gagner en jouant mal. Et à ce titre, mercredi soir à Bâle, l’Allemagne fut immensément grande. Souvent incapable d’aligner trois passes d’affilée, dépourvu du moindre rythme, manquant d’agressivité, les hommes de Joachim Löw ont sans aucun doute livré leur plus pale prestation depuis le début de cet Euro. Ce qui n’est pas peu lorsque l’on se souvient des copies raturées face à la Croatie et à l’Autriche. Sauf que l’Allemagne, contrairement à beaucoup d’autres, est toujours en course pour un 4e sacre européen. Sauf que l’Allemagne, contrairement à une certaine équipe tricolore, sait être réaliste devant le but.

 

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Ainsi, face à des Turcs courageux mais par trop diminués, les Teutons ne se sont créés, en étant généreux, que quatre occasions et demie. Pour trois buts. Un ratio digne d’éloges, qui leur a permis de compenser leurs lacunes défensives. Dont une principalement qui intéressera notre ami Bruno (Roger-Petit pour les nouveaux arrivants) : la Mannschaft peut-elle s’imposer avec un gardien aussi extraordinairement médiocre que Jens Lehmann ? La seule performance que l’on accordera au portier allemand : celle d’avoir réussi à faire passer un coup franc anodin d’Haltintop en frappe très dangereuse, juste parce qu’il était parti se promener au point de penalty. Alors tremblez Allemands car cet homme est dangereux !

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