Récemment par Julien Lizeroux
Bonjour à tous et à toutes, le retour des JO s'est bien passé, j'étais content de rentrer parce que mine de rien, ça m'a demandé pas mal d'énergie physique et mentale. Le programme a été souvent bouleversé et cela demandait beaucoup de concentration et les conditions météos n'étaient vraiment pas faciles. C'était la première fois que je participais aux Jeux, c'était vraiment top. J'ai participé à la cérémonie de clôture, c'était un grand moment et on a également profité de l'ambiance dans Vancouver après la victoire du Canada en hockey.
Je suis rentré assez fatigué, un peu comme tout le monde à cause du décalage horaire, les nuits sont un peu agitées ! Il m'a fallu quelques jours pour récupérer, j'ai été skié un peu à la Plagne et je me suis réadapté aux températures polaires de la France. On n'avait plus l'habitude, ça raffermit les chairs et ça gèle les doigts de pieds ! Là, je suis actuellement en Allemagne où je m'entraîne pour préparer les finales de Garmisch en géant et en slalom. Il fait -20°. Les manches vont se dérouler assez tôt le matin mais c'est un petit peu à l'image des JO et de la saison. On ne privilégie pas les athlètes mais les diffusions télé vu qu'il y a deux courses par jour...
C'est la première fois que je vais courir les finales en géant, c'était passé pas loin les dernières années donc à moi de valider mes progrès dans cette discipline à Garmisch. C'est bien aussi de courir la veille d'un slalom, ça te met dans ta course. Après, samedi, je mettrais tout ce qui me reste en slalom. Je serai tributaire de la performance des autres alors je vais juste faire ma course, c'est comme ça que je suis performant. On ne va pas changer un mode de fonctionnement qui marche maintenant !
Bonjour à tous et à toutes ! Je vous souhaite une très bonne année ! Le mois de janvier a bien commencé pour moi avec cette troisième place à Zagreb. Ce qui me fait me rire, c'est que j'entends beaucoup de gens dire : «ça y est enfin ce podium c'est fait !» comme si j'avais été nul en début de saison ! Ce podium n'est pas une délivrance, ça se joue à pas grand chose c'était très serré. En tout cas ça fait du bien, c'est une bonne manière de lancer la série des slaloms du mois de janvier.
Maintenant je vais sûrement entendre : «comment gérer la suite jusqu'aux JO ?» Le mot gestion ne fait pas partie de mon vocabulaire, tout d'abord parce que je pense que ce n'est pas possible de le faire. C'est très dur de gérer un pic de forme sur une saison entière, je suis à fond tout le temps, je ne sais pas pourquoi je calculerais. Toutes les courses ont la même valeur et sont très importantes. J'essaie de faire avec les moyens du bord et du moment. Ma forme et mon ski sont bons mais ce n'est pas pour cela que ça va garantir des bons résultats à chaque fois. Il faut savoir se remettre en question et repartir au travail à chaque course.
Je suis content de mon état d'esprit à Zagreb car c'était vraiment une course difficile pour tous les coureurs, je n'avais pas forcément des super sensations en descendant car c'était exigeant mais le mental a fait la différence. C'était important de répondre présent dans ces conditions là.
Le doublé italien devant moi ? Je n'ai qu'une seule rivalité en ski, elle est avec moi même. Je n'attache pas trop d'importance aux autres. Le slalom c'est vraiment aléatoire, il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en compte. On l'a vu avec Herbst mercredi soir qui a craqué en deuxième manche. Par contre même si je me concentre sur moi-même, je vais essayer de m'inspirer des petites choses que je peux piocher chez chacun.
Dimanche, ce sera le slalom d'Adelboden. Ça fait partie de ces fameuses classiques du mois de janvier et ça j'aime bien. Ce sont des pistes plutôt naturelles avec beaucoup de mouvements de terrain et surtout il y a beaucoup d'ambiance en bas des courses, c'est assez folklorique ! En Suisse, tu plonges dans le dernier mur et tu arrives dans une arène remplie de spectateurs environ 20 000, tout ça accompagné par une musique propre à chaque nation. Pour nous les Français, c'est la chanson de Plastic Bertrand «ça plane pour moi» ! C'est la fête du ski là-bas !
Maintenant je vais sûrement entendre : «comment gérer la suite jusqu'aux JO ?» Le mot gestion ne fait pas partie de mon vocabulaire, tout d'abord parce que je pense que ce n'est pas possible de le faire. C'est très dur de gérer un pic de forme sur une saison entière, je suis à fond tout le temps, je ne sais pas pourquoi je calculerais. Toutes les courses ont la même valeur et sont très importantes. J'essaie de faire avec les moyens du bord et du moment. Ma forme et mon ski sont bons mais ce n'est pas pour cela que ça va garantir des bons résultats à chaque fois. Il faut savoir se remettre en question et repartir au travail à chaque course.
Je suis content de mon état d'esprit à Zagreb car c'était vraiment une course difficile pour tous les coureurs, je n'avais pas forcément des super sensations en descendant car c'était exigeant mais le mental a fait la différence. C'était important de répondre présent dans ces conditions là.
Le doublé italien devant moi ? Je n'ai qu'une seule rivalité en ski, elle est avec moi même. Je n'attache pas trop d'importance aux autres. Le slalom c'est vraiment aléatoire, il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en compte. On l'a vu avec Herbst mercredi soir qui a craqué en deuxième manche. Par contre même si je me concentre sur moi-même, je vais essayer de m'inspirer des petites choses que je peux piocher chez chacun.
Dimanche, ce sera le slalom d'Adelboden. Ça fait partie de ces fameuses classiques du mois de janvier et ça j'aime bien. Ce sont des pistes plutôt naturelles avec beaucoup de mouvements de terrain et surtout il y a beaucoup d'ambiance en bas des courses, c'est assez folklorique ! En Suisse, tu plonges dans le dernier mur et tu arrives dans une arène remplie de spectateurs environ 20 000, tout ça accompagné par une musique propre à chaque nation. Pour nous les Français, c'est la chanson de Plastic Bertrand «ça plane pour moi» ! C'est la fête du ski là-bas !
A 15 jours de la reprise de la Coupe du Monde de ski à Sölden, Julien Lizeroux fait le point sur sa préparation estivale et vous présente... son nouveau look !
Salut à tous ! On vient de rentrer des finales d'Are, j'ai réussi à rattraper ma nuit de sommeil perdue samedi car nous avons fait une belle fête pour cette fin de saison de Coupe du Monde. Ce n'est pas forcément quelque chose qui m'arrive mais imaginez un scénario dans votre tête, l'idéal de ce qui peut arriver... et bah là c'était encore mieux ! On était trois Français au départ, on avait tous très envie de bien finir et c'est ce qui s'est passé. JB n'était pas forcément en forme ces derniers temps mais il a réussi à aller chercher ce globe du slalom.
D'ailleurs, ça m'a énervé tous les gens qui disaient qu'il ne supportait pas la pression. Un mec qui ne tient pas la pression, c'est quelqu'un qui gagne la première manche et qui termine 20e à la deuxième. Notre discipline n'est pas évidente, ça se joue à peu et ça ne peut pas passer tout le temps du bon côté. Samedi, il a tout explosé. J'étais au départ de la deuxième, j'ai regardé sur un écran et j'ai suivi sa course. ! Il a fait du JB, relax, posé, et il ne restait plus qu'à attendre Kostelic qui partait devant moi. J'ai regardé mon coach juste avant d'y aller et il m'a fait signe que c'était bon. Alors, j'ai fait ma manche et ça s'est super bien passé (2e). Je n'attendais qu'une chose, passer la ligne d'arrivée pour aller voir Jean-Baptiste !
C'était un super moment, on a partagé ça tous ensemble. Il ne faut pas oublier la 7e place de Steve Missilier. On revient avec une belle performance de là-bas et le sentiment du devoir accompli... C'est une grosse saison qui s'achève pour le ski français. Le travail a payé. Maintenant, on part sur les Championnats de France pour terminer avant de faire pas mal de fêtes et partir en vacances...
D'ailleurs, ça m'a énervé tous les gens qui disaient qu'il ne supportait pas la pression. Un mec qui ne tient pas la pression, c'est quelqu'un qui gagne la première manche et qui termine 20e à la deuxième. Notre discipline n'est pas évidente, ça se joue à peu et ça ne peut pas passer tout le temps du bon côté. Samedi, il a tout explosé. J'étais au départ de la deuxième, j'ai regardé sur un écran et j'ai suivi sa course. ! Il a fait du JB, relax, posé, et il ne restait plus qu'à attendre Kostelic qui partait devant moi. J'ai regardé mon coach juste avant d'y aller et il m'a fait signe que c'était bon. Alors, j'ai fait ma manche et ça s'est super bien passé (2e). Je n'attendais qu'une chose, passer la ligne d'arrivée pour aller voir Jean-Baptiste !
Bonjour ! Je suis rentré dimanche soir de Sestrières et j'avoue que je suis plutôt étonné de ma performance car je ne me sentais pourtant pas en pleine forme. On a eu un gros mois de janvier, on a enchaîné sur les Mondiaux et on n'a pas trop eu le temps de couper. Heureusement, on a eu quelques jours la semaine dernière pour récupérer mais je sentais quand même que j'avais les jambes lourdes. Alors dimanche, j'ai beaucoup plus skié sur le feeling et j'ai été dans le bon timing notamment en super G. Le slalom est hyper facile car c'était tracé un peu plus large que ces derniers temps et la neige avait pas mal réchauffé donc c'était agréable à skier. Mais après, c'était compliqué de faire de gros écarts et je n'ai pas pu revenir sur Baumann qui a fait vraiment une belle course. La pression était un peu retombée suite aux Mondiaux et c'était donc important de se remettre vite dans le bain et ne pas trop se disperser pour la fin de saison. Il faut faire les choses intelligemment et s'appuyer sur notre équipe et nos coaches pour ne pas se laisser endormir et passer à la suite directement. C'est une situation que je ne connaissais pas, j'étais assez curieux de savoir comment j'allais réagir et pour l'instant, grâce à mes expériences, ça se passe pas trop mal ! On repart à zéro à chaque course, il faut être toujours très concentré.
Bon, mardi soir, je vais m'accorder un petit moment de détente à la Plagne avec mon fan-club pour une soirée organisée en mon honneur. Il y aura un show sur le stade de slalom, une énorme descente aux flambeaux avec plus de 450 moniteurs, des démonstrations des jeunes du club des sports, une séance de dédicaces et ensuite j'irai dîner tranquillement avec tous les copains. La grosse soirée, ce sera pour plus tard, le 9 avril très exactement ! En attendant, après ce mardi soir à la Plagne, direction l'Italie pour s'entraîner une journée et ensuite on file à Kranjska Gora pour le slalom dimanche... A la semaine prochaine !
Bon, mardi soir, je vais m'accorder un petit moment de détente à la Plagne avec mon fan-club pour une soirée organisée en mon honneur. Il y aura un show sur le stade de slalom, une énorme descente aux flambeaux avec plus de 450 moniteurs, des démonstrations des jeunes du club des sports, une séance de dédicaces et ensuite j'irai dîner tranquillement avec tous les copains. La grosse soirée, ce sera pour plus tard, le 9 avril très exactement ! En attendant, après ce mardi soir à la Plagne, direction l'Italie pour s'entraîner une journée et ensuite on file à Kranjska Gora pour le slalom dimanche... A la semaine prochaine !
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