Récemment par Nicolas Cerbelle
Présent aux Championnats de France de beach tennis, à Calvi ce week-end, j'ai décidé de tester ce sport loisir, qui attire de plus en plus de fans. J'ai ainsi pu vérifier ce qu'on ne cessait de me répéter : «ça n'a rien à voir avec le tennis !»
A la limite, les adeptes du «vieux» beach ball, sport se
pratiquant sans filet et avec des raquettes en bois et auquel j'adorais jouer
dans mon enfance, auront une idée plus précise des sensations que l'on peut
ressentir. L'absence de rebond, la présence d'un filet d'une hauteur d'1,70m rappellent
davantage le badminton ; les déplacements dans le sable et le fait de
jouer en double, le beach volley. Maîtriser sa force est l'une des difficultés
du jeu, les balles dégonflées (vidées de leur pression) se montrant parfois
capricieuses.
Au lendemain de ma première partie de beach tennis, je me réveille avec de légères courbatures à l'épaule et au dos. «Le tendon sus-épineux (épaule et triceps) est particulièrement sollicité, me confirme la kiné bénévole recrutée par la Ligue corse de tennis pour soigner les bobos des joueurs. Le tendon d'Achille, en raison des déplacements sur le sable, est aussi particulièrement sensible, tandis que le service et les smashes font travailler les lombaires.» Aucune grave blessure n'est cependant à déplorer lors de cette troisième édition.
La demi-finale qui a opposé Roger Federer à Novak Djokovic vendredi soir m'a émerveillé. Rarement une affiche avait autant tenu ses promesses. Tous les ingrédients étaient réunis. L'enjeu, l'ambiance et deux champions au sommet de leur art.
Je pourrais dire : «J'y étais»
Je n'avais pas eu la chance d'être à Wimbledon lors de la finale dantesque entre Federer et Nadal en 2008, mais cette fois je pourrai dire «j'y étais». Journalistes, spectateurs, spécialistes, people (voir Belmondo) et même joueurs, à l'image de Nadal qui a attendu la fin du tie-break du premier set pour venir en conférence de presse après sa victoire sur Murray, ont conscience d'avoir vécu un moment spécial.
Je ne sais pas si à la télévision (vous étiez 3,9 millions devant France 3 selon Médiamétrie) vous l'avez vraiment ressenti, mais sur place c'était de la folie, une ambiance de stade de foot ! Encore plus électrique que dans la Belgrade Arena, où j'avais eu la chance de me rendre pour la finale de Coupe Davis en décembre dernier... J'en ai eu des frissons. Un «malheureux» confrère, contraint de rester dans la salle de presse du Suzanne-Lenglen, m'a dit après coup que, de l'extérieur, on avait senti le Chatrier trembler.
Le Chatrier a tremblé
Habituellement si sage, le public du Central avait le sang très chaud hier soir, bondissant, hurlant et se congratulant sur chaque point de Federer, qui n'aurait pas pu être plus soutenu s'il avait été français, et applaudissant, malgré son admiration pour lui, les fautes de Djokovic. Le Serbe, que j'ai senti plus nerveux que d'habitude à l'échauffement, n'a pourtant pas démérité. Malgré l'immense pression qui pesait sur ses épaules (la place de n°1 mondial et le record de 42 victoires consécutives sur une saison de John McEnroe étaient en jeu), il s'est montré particulièrement solide mentalement face à un public qui avait clairement choisi son camp.
Mais Federer a joué un cran au-dessus. Celui qui infligeait des corrections à quasiment tous ses adversaires entre 2004 et 2007 a refait son apparition. Espérons seulement qu'il ne redisparaîtra pas trop vite. Ce Roland-Garros 2011 mérite la cerise sur le gâteau et pas l'eau du boudin qui s'était déversée lors de la dernière finale entre Nadal et Federer (défaite indigne du Suisse - 6/1 6/3 6/0 -).
Il n'était plus revenu à Roland-Garros depuis la finale 2009 et la victoire «sous la pluie» de Roger Federer au détriment de Robin Söderling. Résident new-yorkais, CharlElie Couture profite de sa tournée en France* et de la promotion son dernier album, Fort Rêveur, pour retrouver un environnement qu'il connaît très bien.
Le tennis, qu'il pratique, est une source d'inspiration pour
l'artiste, qui lui a notamment consacré une chanson et qui a réalisé plusieurs
affiches pour la FFT, comme celle de la finale de la Coupe Davis 2002 entre la
France et la Russie. «J'espère qu'un jour
ils me demanderont de faire celle de Roland-Garros ! Le problème c'est
qu'ils sont avec une galerie et que c'est cette galerie qui choisit parmi ses
propres artistes qui réalisera l'affiche. Ce n'est pas un concours ouvert.»
S'il ne veut pas juger l'affiche 2011 de Barthélémy Toguo, CharlElie a le
sentiment que «certains
artistes n'ont pas vraiment d'atomes crochus avec le sport...»
«Nadal reste le
personnage bionique»
CharlElie est en revanche un grand connaisseur. Pour lui, un seul joueur
possède toute la palette de l'artiste. «Il
n'y en a qu'un qui réunit tous les coups du tennis, c'est Federer. Aujourd'hui,
Djokovic est une boule de densité et de concentration phénoménale
impressionnante, Nadal reste le personnage bionique qu'on a vu apparaître...
Quand au robot Söderling, il me fait penser à Thomas Muster mais avec une
puissance de feu encore plus forte.» Et le moins que l'on puisse dire,
c'est que CharlElie n'est pas particulièrement chauvin, les tennismen français n'étant
pas ceux qu'il préfère. «J'aime bien le
sérieux et la constance de Gilles Simon. J'étais content de constater que Gaël
Monfils avait pris du muscle et qu'il était capable de faire des trucs assez
incroyables à la volée.»
«Tsonga s'écoute
parler»
Il est moins tendre avec les «deux
surdoués du tennis français», Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet : «Tsonga s'écoute parler, c'est une honte.
Quand on a ses capacités, on n'en a absolument pas le droit. Il a connu la
gloire trop tôt. La finale de l'Open d'Australie (2008) lui a nui. Il s'est
pris pour une star alors que quand il fera le bilan de sa carrière, il se
rendra compte qu'il est passé un peu à côté. Gasquet joue aujourd'hui comme il
devrait jouer depuis trois ou quatre ans. C'est dommage parce qu'il possède des
coups d'une beauté parfaite, mais il s'est tellement habitué à ce que les
choses lui tombent dans la gamelle, qu'il a eu du mal quand ça à commencer à
résister.»
«Sharapova m'arrache
les oreilles»
Quant au tennis féminin, il n'a plus beaucoup d'intérêt à ses yeux depuis que
Martin Hingis a pris sa retraite. «Elle
était absolument délicieuse (...) Aujourd'hui, avec l'armada russe, je m'y suis
perdu. Sharapova m'arrache les oreilles, c'est absolument insupportable. Où
est-on ? Ses cris sont un manque de respect pour la personne qui est en
face. Elle se croit seule. Elle devrait recevoir 250 pénalités par match !
Je trouve ça totalement inadmissible.»

*CharlElie sera notamment au Casino de Paris les 10 et 11 juin 2011.
Le beau parcours des Français à Bercy n'est pas forcément un hasard. On pourrait presque dire qu'il était programmé, Jean-François Caujolle, le directeur du tournoi ayant passé commande à Gerflor, leader mondial des revêtements pour les sports indoors et qui équipe le POPB depuis 1991, d'un court ultra-rapide. Le même que celui qui avait été utilisé par les Bleus en quarts et en demi-finales de Coupe Davis, à Clermont-Ferrand et Lyon, contre l'Espagne et l'Argentine. «Par rapport au medium-fast (Ndlr : utilisé notamment à Toulon au premier tour), la fédération nous a demandé de faire une surface plus rapide, susceptible de désavantager les adversaires», nous a confié Claire Point, responsable des produits sport de Gerflor.
Pendant Roland Garros, la FFT avait installé au Centre National d'Entraînement cinq courts recouvert de la fameuse résine de Gerflor. Les joueurs de l'équipe de France avaient ainsi pu tester la surface et donner leur avis. Conçu initialement pour mettre à profit les qualités de Jo-Wilfried Tsonga, alors leader des Bleus, l'affaire aurait pu tourner au fiasco avec la blessure du Manceau. Il n'en a rien été, Michaël Llodra se révélant irrésistible. Sa présence en demi-finales à Bercy n'a rien d'illogique, les courts parisiens favorisant clairement les attaquants. «Ça peut être pénalisant pour certains joueurs mais nous répondons juste à une contrainte technique, à une demande (...) Peut-être que Federer va être un peu favorisé, mais on a aussi Llodra, qui nous a fait tout à l'heure des commentaires élogieux sur la surface et qui nous a dit que si ça pouvait être encore plus rapide, il serait preneur», ajoute Claire Point.
Fernando Verdasco n'avait donc pas forcément tort quand il disait que le court avait été fait pour favoriser les Français. Guy Forget, qui nous avons croisé dans les coulisses n'est pas forcément d'accord. «C'est une surface rapide qui permet surtout aux attaquants de s'exprimer. Elle n'avantage pas forcément les Français. Peut-être plus Federer à la rigueur.» Hasard ou coïncidence, le Suisse, qui n'a jamais vraiment brillé à Bercy, semble avoir de grandes chances de gagner le titre cette saison.
Le Masters 1000 de Bercy a commencé dimanche. «Vous êtes-sûr ?», pourrait répondre l'abonné lambda de Canal+, diffuseur de l'épreuve. Depuis plusieurs jours en effet, la chaîne cryptée nous fait croire que le tournoi débute ce lundi. Sur ses antennes peut-être...
Faute de place dans sa grille des programmes d'un week-end sportif chargé, Canal+ a effectivement préféré zappé le tennis. Du coup, on peut se demander si «la 4» n'a pas mis son grain de sel dans la programmation des matches du dimanche. Les deux affiches du premier tour, opposant Florent Serra à Albert Montanes et Ernests Gulbis à Juan Ignacio Chela, pouvaient facilement passer pour de simples matches de qualifications !

Et ne croyez pas que le Clasico PSG-OM, qui a cristallisé toutes les attentions, soit responsable de l'omission volontaire du groupe Canal. La saison dernière, le sunday start n'avait pas connu plus de succès, malgré la programmation de ce qui devait être le dernier match en carrière de Fabrice Santoro (qui a ensuite remis le couvert à l'Open d'Australie). Et c'est dans un quasi anonymat télévisuel que le Varois avait pris sa retraite. Une bévue que Canal+ ne voulait pas revoir ?
Pas forcément. D'après nos informations, le premier match initialement prévu dimanche devait mettre aux prises Arnaud Clément à Feliciano Lopez, mais l'Aixois, qui ne voulait pas jouer avant lundi, et l'Espagnol, retardé pour raisons familiales (son père serait très malade), ont eu gain de cause. Du reste, Canal+ a perdu de son influence puisque c'est la dernière année qu'il diffuse le tournoi et l'ensemble des Masters 1000, Orange ayant récupéré l'offre globale.
Une question demeure : est-il encore légitime de débuter le tournoi le dimanche ? Economiquement ? Pas sûr, vu que cette première journée est réservée aux clients de BNP Paribas, sponsor principal du tournoi (les retombées en termes d'images sont difficilement mesurables). Journalistiquement ? Encore moins. Il suffisait de voir la salle de presse, à peine remplie au quart pour s'en convaincre. Il est vrai que dans le même temps, la finale du tournoi de Bâle opposait Roger Federer à Novak Djokovic...
Francesca Schiavone vient de remporter Roland Garros. La Coupe Suzanne-Lenglen soulevée et le discours de remerciements terminé, l'Italienne descend dans le Players Lounge, où sa famille et ses amis - ceux-là même qui arboraient des t-shirts «Schiavo, nothing is impossible» - l'attendent. Une masse de gens s'agglutine autour de la championne, dont la première réaction est de se jeter dans les bras de son père. Celle-ci ne peut retenir ses larmes alors que ses supporters, drapeau italien sous le bras, scandent des «Franci, Franci...» et débouchent le champagne. Certains improvisent même une mini Ola !

La fête au Players
Lounge
«Je suis très contente pour elle. Elle le
mérite. C'est une super-fille ! Elle a très bien joué», s'enthousiasme
Mary Pierce, qui vient de lui remettre le trophée. «Aujourd'hui, Schiavone avait plus envie de gagner que Stosur. Et dans
tous les sports, c'est toujours celui qui a le plus envie de gagner qui l'emporte.
Elle est allée chercher les points, elle n'a pas joué pour ne pas perdre. C'était
un très belle finale, un très grand moment de sport. Il y avait beaucoup d'émotions
parce que c'est une fille généreuse, qui va chercher le public», se réjouit
le président Jean Gachassin. Finalement, tout le monde semble content de la
victoire de l'Italienne, pourtant donnée vaincue par quasiment tous les
pronostiqueurs.
La «schiavomania»
Présent dans le clan Schiavone, Corrado Barazzutti, capitaine de Fed Cup de la
Squadra Azzurra jubile : «Je suis
content que la victoire d'une Italienne en France face plaisir à tant de monde !»
A une semaine du début du Mondial sud-africain, le football passe pour une fois
au second plan de l'autre côté des Alpes : «En Italie, c'est la schiavomania !»
L'Aura et la sportivité de Roger Federer en ont pris un petit coup mardi soir. Le Suisse vient de perdre contre Robin Söderling en quarts de finale de Roland Garros. Attendu par les journalistes, le n°1 mondial se fait attendre. Il n'a pas envie de venir. Et ce n'est pas l'amende infligée par la Fédération internationale aux joueurs qui sèche la traditionnelle conférence de presse qui va le faire changer d'avis. Federer est énervé, déçu (on peut le comprendre)... Il a besoin de soulager ses nerfs. Certains disent l'avoir vu «taper le carton» au Players Lougne afin de se calmer.

Une orange au goût de
citron
Le temps passe. Son passage en salle d'interviews n'est toujours pas annoncé.
On pense alors qu'il ne viendra plus. Erreur ! A 21h15, sa venue est enfin
programmée... A 21h45, soit plus de deux heures après la fin de son match. Federer
arrive. Les réactions ne seront pas particulièrement «chaudes», la Bâlois ayant
eu le temps de réfléchir à ce qu'il allait dire. Elles n'en auront que plus de
sens. Extraits choisis : «Pour moi,
ce que j'ai réussi à faire, c'est une très belle histoire. Ça devrait être dans
les livres d'Histoire !» Etant donné le palmarès du bonhomme, on peut
encore passer sur cette déclaration pleine de «modestie»... «Je ne fais pas porter le chapeau aux conditions, mais je pense tout de
même qu'elles étaient en sa faveur à la fin, parce que les conditions étaient
franchement très difficiles. Quand vous servez à 225 ou
Nadal plus sympa que
Federer ?
Plutôt «federien» de nature, je suis déçu par le comportement d'un tel
champion. Rafael Nadal s'était montré beaucoup plus «classe» la saison
dernière, alors qu'il venait d'enregistrer la première défaite de sa carrière à
Roland Garros contre ce même Söderling. Le Majorquin, diminué par des
tendinites aux genoux, avait pourtant de véritables raisons de rouspéter,
l'attitude du Suédois (qu'il déteste) et du public français à son égard étant à
l'époque limite. La cote d'amour du n°2 mondial mériterait pourtant d'être
réévaluée à la hausse. Un avis que partage l'ancienne nageuse Malia Metella,
croisée au Village lundi : «Le fait qu'il ne parle pas français, comme
Roger Federer, le dessert.» On ne peut que lui donner raison...
Dimanche. Début d'après-midi. Roger Federer bataille contre son compatriote Stanislas Wawrinka. Profitant de la diversion, Rafael Nadal remonte des vestiaires situés sous le Central. En survêtement, douché, l'Espagnol, qui sort d'un entraînement, vient déposer lui-même ses raquettes au stand de cordages du Players Lounge. Ce n'est pas une chose inhabituelle. S'il sait qu'il ne sera pas dérangé, le n°2 mondial ne délègue pas... Il y a du boulot. «Nadal tourne avec huit raquettes. Il vient de nous en déposer cinq. Ça veut dire qu'il n'a pas utilisé les trois autres», m'explique l'un des préposés à la tâche.
La mission est claire : recorder les cinq raquettes et
les retendre à la bonne tension, soit
Il faut croire que Nadal a trouvé les bons réglages pour la quinzaine. Or, ce dernier n'aime pas particulièrement changer de rituels. Il suffit de l'observer tirer le short de ses fesses au service, de le voir plier sa serviette ou ranger ses bouteilles d'eau aux changements de côtés pour comprendre que le protégé de Toni est un garçon méticuleux. Sujet aux TOC (troubles obsessionnels compulsifs) diront les mauvaises langues. «En match, il change de raquette tous les huit jeux.» Quand on vous dit qu'il ne laisse rien au hasard...
Mauvaise journée à Roland Garros ce jeudi. On n'y a pas vu beaucoup de tennis, cause de pluie. Il n'y a pas que les courts qui ont été bâché aujourd'hui. Votre serviteur a essuyé plusieurs rebuffades. En attendant les matches, ou plus précisément les bouts de matches, je décide d'aller faire un tour au Players Lounge, refuge des joueurs - qui y déjeunent et s'y reposent. Il faut bien sûr y montrer patte blanche, un bracelet vous étant temporairement cédé contre échange de votre accréditation. Le temps est compté.
J'aperçois Marcos Baghdatis. En short, les mains dans les poches, le Chypriote est au chômage forcé alors qu'il doit terminer son match contre Marcel Granollers, interrompu la veille après trois sets disputés (4/6 6/1 7/5 en sa faveur). Je me lance. Je tente d'orienter la conversation sur la nécessité d'un toit à Roland Garros. «Ouais, ouais» sera sa seule réponse. Un peu plus tard, je tente d'approcher Sandrine Testud, désormais consultante pour Orange Sport. Avec une amie, elle fait mine de ne pas me voir. Je ne me décourage pas pour autant. En tenue de ville, parapluie sous le bras, Sébastien Grosjean débarque. Il vient d'apprendre que Richard Gasquet ne pourrait pas disputer le tournoi de double avec lui. Je l'interroge à ce sujet, il me lance à la dérobée qu'il doit justement filer en conférence de presse pour en parler : «Je dois faire un truc là...»

Dommage, je n'étais pas loin d'obtenir un scoop ! Quelques minutes plus tard, il officialise sa retraite : «J'avais décidé de jouer le double avec Richard mais il a le dos bloqué, il a mal au coude... Partout. Il ne pouvait pas jouer aujourd'hui ou demain... J'ai appris son forfait tout à l'heure. Je ne rejouerai donc plus sur le circuit professionnel. J'ai même fait mon dernier contrôle anti-dopage ici. J'aurais souhaité jouer, maintenant Richard est blessé. Il ne peut pas prendre trop de risques avant sa saison sur gazon... Je suis un peu triste.» Nous aussi. Sa sortie, annoncée dans une petite salle d'interview, est aussi discrète que le joueur qu'il était. Ce jeudi sera définitivement bien noir.
Chaque année, c'est la même rengaine quand la pluie vient perturber le programme. Privés de spectacle, spectateurs, peoples, joueurs, entraîneurs, journalistes doivent s'occuper autrement. Ceux qui ont payé leur billet sont en général les plus téméraires. Déployant leur parapluie, ils prennent leur mal en patience, s'accrochant à leur place, espérant que l'averse ne soit pas trop longue.

Mezrahi : «Je m'en
fous, j'aime pas le tennis !»
Les people jouissent, eux, d'un statut privilégié. Généralement invités, ils se
réfugient dans le célèbre Village pour boire un verre ou déjeuner. Loin de
perdre sa bonne humeur, Raphaël Mezrahi, croisé dans l'Allée, nous lance à la
volée : «Je m'en fous, j'aime pas le
tennis !» Sa présence régulière à Roland Garros nous permet quand même
d'en douter... A moins que le comique vienne uniquement profiter des avantages
liés aux gens de sa caste. Son confrère Titoff, en pleine discussion footballistique
avec le président de Saint-Etienne Bernard Caïazzo, prend également la vie du
bon côté : «Mon joueur préféré est
Federer. J'aimerais bien aller voir la fin de son match sur le Central, si le
temps le permet. Maintenant, il y a pire. On est quand même bien reçu.»
L'amuseur marseillais n'est pas le seul à admirer le n°1 mondial. Le basketteur
français des San Antonio Spurs, Ian Mahinmi, profitait de son gabarit de pivot
pour passer en force la file d'attente du Central. Idem pour Stéphane Plaza. L'animateur
de «Recherche appartement ou maison», sur M6,
se pressait alors que la pluie venait juste de cesser : «Pour moi, Federer est celui qui produit le jeu
le plus intéressant.» Quelque soit le milieu, la cote du Suisse est
toujours au top !
Commentaires récents
ilcondotiere on Tout le monde dit I Loeb you : Excellent papier ![...]
Le gaulois on Tout le monde dit I Loeb you : Comparer Loeb et la pucelle ? et pourquoi pas avec Vercingétorix pendant qu'on y[...]
MrLaulo on Tout le monde dit I Loeb you : Bravo pour l'exercice de style ![...]
cloberval on Kombouaré : la grande gueule se fait couper le micro: Kombouaré me plait beaucoup par son honnêteté sa conviction et aussi parce qu'il[...]
Bibi le chat on Nikola Karabatic, Dieu du Stade : Vas-y je savait même pas il était pour Marseille! Sale b... ![...]
MOCHEN on Mathieu Valbuena, ce héros culbuto: Tres tres bon reportage !!!![...]
Centres de Sport Saint-Etienne on «Le match de ma vie !»: Ce fut un magnifique match encore une fois, espérons en effet qu'on aura de plus[...]
Centres de Sport Saint-Etienne on «J'ai testé le beach tennis»: Rien de mieux pour s'amuser durant l'été en profitant du soleil... A essayer[...]
chat on «J'ai testé le beach tennis»: Jamais testé mais ca a l'air trippant entre potes[...]